Journée mondiale de lutte contre le sida

Journée mondiale de lutte contre le sida

La maladie du sida

Rappel des faits : le VIH, le virus, provoque le SIDA, le stade actif de la maladie. Commençons par un peu d’histoire. En 1981, plusieurs cas de pathologies « opportunistes » chez de jeunes hommes homosexuels sont rapportés par des des cliniciens de la côte ouest américaine.

Peu à peu, les scientifiques du monde entier découvrent ce virus qui se manifeste par une déficience immunitaire généralisée chez toutes les personnes atteintes. On parle alors d’épidémie car tous les continents sont touchés. Puis, on découvre peu à peu trois modes de transmission :

  • La voie sexuelle lors de rapports vaginaux, buccaux ou anaux non protĂ©gĂ©s
  • La voie sanguine, lorsqu’il y a Ă©change de sang
  • De la mère Ă  l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

Trente ans plus tard, on dĂ©nombre pas moins de 7,7 millions de personnes vivant avec le virus, dont 1,7 million d’enfants. En France, 173.000 personnes vivraient avec le VIH, sans compter celles qui ne le savent pas. En effet, malgrĂ© les progrès rĂ©alisĂ©s pour sensibiliser le grand public (en tĂ©moigne cette campagne de SantĂ© Publique France lancĂ©e en 2020 et diffusĂ©e Ă  nouveau cette annĂ©e), « le dĂ©pistage demeure le maillon faible de la cascade du VIH en France », comme indiquĂ© par ce mĂŞme organisme. Il apparaĂ®t plus que jamais crucial de rĂ©duire fortement le nombre de personnes sĂ©ropositives ignorant leur statut et appliquer les recommandations de frĂ©quence de dĂ©pistage :

  • Pour commencer le plus tĂ´t possible un traitement (diminuer les effets du virus sur sa santĂ©, augmenter son espĂ©rance de vie et amĂ©liorer sa qualitĂ© de vie, diminuer la quantitĂ© de VIH dans son sang jusqu’à ce qu’il soit indĂ©tectable et rendre ainsi le virus intransmissible).
  • Pour éviter de mettre en danger d’autres personnes : ses enfants lors d’une grossesse par exemple ou son / ses partenaire(s).
  • Pour être bien accompagnĂ© par le corps mĂ©dical, mais aussi bĂ©nĂ©ficier de soutien et de conseils de tiers, notamment d’associations.

Les symptĂ´mes

Comment dĂ©tecter le virus ? L’infection par le VIH Ă©volue en trois phases :

  • La primo-infection. Dans environ la moitiĂ© des cas, des signes cliniques peuvent apparaĂ®tre pendant le mois suivant la contamination, Ă©voquant le plus souvent un syndrome pseudo-grippal (fièvre, vomissements, maux de tĂŞte, de ventre, douleurs musculaires etc.)
  • La phase chronique. Celle-ci n’entraĂ®ne aucun symptĂ´me spĂ©cifique. En effet, la personne porteuse du VIH ne ressent aucun symptĂ´me alors que le virus continue de se dĂ©velopper dans son organisme et ce, pendant plusieurs annĂ©es.
  • Le sida. En l’absence de diagnostic grâce Ă  la sĂ©rologie du VIH et de traitement, la maladie atteint le stade sida. Et c’est après une phase asymptomatique, qui peut ĂŞtre longue, que des symptĂ´mes tĂ©moignant de l’affaiblissement immunitaire apparaissent (fièvre persistante, sueurs nocturnes, perte de poids, infections de la peau etc.)
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Le traitement

Grâce Ă  la mĂ©decine, il est aujourd’hui possible de vivre avec le VIH. Le traitement de l’infection par le VIH s’appuie sur une association de plusieurs mĂ©dicaments antirĂ©troviraux, en gĂ©nĂ©ral trois (trithĂ©rapie).

Cependant, bien qu’il y ait eu deux cas rares de guérison dans le monde, ces derniers empêchent la multiplication du virus dans l’organisme, mais ne permettent pas son élimination, et donc sa guérison.

Comment mobiliser son entreprise ?

Malgré les progrès de tous ces traitements, autant d’un point de vue individuel que collectif, les entreprises ont toujours beaucoup de difficultés à s’emparer du sujet du VIH.

Comment en parler ? Comment lutter contre les préjugés visant certains collaborateurs ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Comment lutter contre cette maladie sur le lieu de travail, tout simplement ?

Le VIH en milieu professionnel

À quoi ressemble le quotidien d’une personne atteinte de VIH dans une entreprise ? Une personne séropositive sous traitement, c’est une personne salariée comme les autres… Ou presque.

Maladie invisible, elle affaiblit les défenses immunitaires, rend vulnérable et oblige à avoir un traitement quotidien strict.

Concrètement, cela signifie se rendre en pharmacie tous les 30 jours, faire un check-up complet tous les trois ou six mois, ainsi que les rendez-vous de suivi nécessaires pour l’optimisation du traitement. Certaines personnes se voient donc contraintes de poser un jour de congé afin d’éviter ce risque d’arbitrage par des managers qui ne seraient pas informés de leur situation.

Sensibilisation de l’entreprise

Il y a encore énormément de préjugés vis-à-vis du VIH, et notamment dans le milieu de l’entreprise. Pourtant le rôle d’une entreprise est double, elle se doit d’informer et d’instaurer une tolérance zéro face à la discrimination.

À ce sujet, Camille Spire, Présidente de AIDES, première association de lutte contre le sida et les hépatites en France et en Europe, déclare « Je constate qu’il y a aujourd’hui une tendance forte à la multiplication des formations en entreprise.

Cependant, une simple sensibilisation de deux heures au VIH ne peut en aucun cas suffire.

Il faut œuvrer à la mise en place d’un climat bienveillant et à l’instauration d’une culture d’entreprise inclusive. ».

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Comment s’engager ?

Aujourd’hui, 80% des Français indiquent se sentir bien informés sur le VIH en général.

Pourtant, les traitements de prévention contre le VIH/sida semblent méconnus des Français.

En effet, 60% d’entre eux pensent qu’il n’existe pas, Ă  l’heure actuelle, de traitement empĂŞchant d’être contaminĂ©, et 47% pensent qu’il n’existe pas de traitement empĂŞchant de transmettre le virus.

Il est donc crucial pour les entreprises d’informer, d’engager et de mobiliser vraiment et durablement leurs collaborateurs. Nous vous listons quelques astuces ci-après :

  • Via des associations. Bon nombre d’entreprises s’engagent pour le Sidaction ou Ă  travers l’association AIDES par exemple. Les aides peuvent se matĂ©rialiser de diffĂ©rentes manières. Votre entreprise ou votre fondation peut contribuer Ă  lutter contre le VIH/sida Ă  diffĂ©rents niveaux d’engagement : financier, humain, politique… Les formes de soutien sont aussi variĂ©es et nombreuses : mĂ©cĂ©nat, produit-partage, mĂ©cĂ©nat de compĂ©tences, dons en nature, mise Ă  disposition temporaire de matĂ©riels…
  • Via des mises en place de programmes. Par exemple, Sida-Entreprises, coalition lancĂ©e en 2003, regroupe une centaine d’entreprises françaises implantĂ©es en Afrique.
  • Elle est prĂ©sidĂ©e par Alain Viry, le PDG de CFAO (groupe PPR). Le rĂ´le de ces regroupements est de diffuser des programmes anti-sida cohĂ©rents dans les entreprises, en faisant connaĂ®tre les « bonnes pratiques » des groupes les plus avancĂ©s.
  • Via des Challenges…

Pour riposter de manière durable, profitez des bienfaits de la gamification pour faire passer vos messages, et favoriser le passage à l’action ! L’objectif ? Sensibiliser vos équipes à la lutte contre le VIH via des défis, des quiz, des sondages et contenus clé en main, créés par La Rédac’ OuiLive.

Et si vous aussi vous embarquiez vos collaborateurs dans un Challenge connecté pour se sensibiliser et agir ? Contactez-nous .

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